LA SAGA PROVENCALE DE PAGNOL .....A LA SAUCE .. SARKOLAND

                                                              

                                 

LA SAGA PROVENCALE DE PAGNOL......... SAUCE « SARKOLAND »

 

 

En France, un récent rapport parlementaire chiffre à 100 milliards d’euros en 2010 le coût des baisses d’impôts consenties entre 2000 et 2010, sans même inclure les exonérations de cotisations sociales (30 milliards) et autres “dépenses fiscales. 

 

Le rapporteur  indique  « qu’avec l’argent économisé sur leurs impôts, les riches ont pu acquérir les titres (porteurs d’intérêts) de la dette publique émise pour financer les déficits publics provoqués par les réductions d’impôts.   Au total se met en place un mécanisme de distribution à rebours, des classes populaires vers les classes aisées, via la dette publique dont la contrepartie est toujours de la rente privée ».

 

Cela me fait penser à  cette saga provençale racontée par  Marcel Pagnol  dans  « Jean de Florette » et «  Manon des Sources ».   Vous vous souvenez ?

 Le riche de l’histoire, le Papet,  c’est celui  qui  convoite puis détourne à son profit la source qui alimentait la terre de Jean de Florette.  Lequel  s’épuise en voulant trouver de l’eau et  meurt  sous les yeux de sa fille, la petite Manon…

Cette histoire  nous ramène aux dérives de notre contrat social. 

 Sous les ruines de la seconde guerre mondiale, le conseil national de la résistance a forgé un véritable pacte économique et social  (Le programme était intitulé  « Les Jours heureux »).

Toute l’organisation de notre société  découle de ce pacte,  avec  notamment des services publics restaurés,  la libération de l’accès à l’instruction et à la culture, le droit au travail et au repos  réaffirmé et, couronnant le tout, l’instauration de la sécurité sociale.

  Ainsi la population a pu s’élever dans la dignité, la sécurité et l’espoir d’une vie humaine meilleure.

Cette belle œuvre collective a pu se déployer parce qu’elle était  abreuvée par une source qui l’a généreusement irriguée. Pour y parvenir, chacun avait cœur d’y contribuer, citoyens, employeurs, salariés, tout le monde était solidaire et payait impôt et cotisations sociales.  La solidarité financière, c’était ça la source qui alimentait tous les besoins et ainsi assurait  le bien être de la population.

Mais comme dans l’histoire de Pagnol, l’œuvre fut convoitée et la source détournée.......

Le réservoir qui  était suffisant jusque là,  sert depuis quelques années  à abreuver d’autres intérêts.  Ceux des spéculateurs qui agissent sous la houlette de Sarkozy, le Papet de la fable provençale.

Tout  leur est prétexte  pour détourner la source et se servir : La mondialisation des échanges, fuite des capitaux, délocalisations d’emplois, services publics  trop chers, vieillissement de la population.

 Ils se livrent à un véritable hold-up. .....

Car oui, la captation de la richesse de l'Etat par les lascars à Rolex  de la banque du Fouquet ‘s  et leurs grosses sociétés multinationales est un véritable Hold up.

 Un hold-up fiscal qui fait des dizaines de millions de victimes, lesquelles  doivent compenser de leurs maigres deniers le manque à gagner de l'Etat (par exemple l'augmentation de la fiscalité locale due au transfert non financé des compétences de l'Etat vers les collectivités locales) ou encore subir le savant et inexorable  travail de sape des Services Publics.

 Sans cesse il nous faut désormais mettre la main à la poche ou subir de fâcheux dysfonctionnements.

 On  pourrait  en donner 1000 exemples , de l'augmentation de l'âge de la retraite  au déremboursement des médicaments, du déneigement d'une seule voie sur les autoroutes au  délabrement de la SNCF(tribulation de ce train entre Strasbourg et Nice) , de Méhaignerie qui veut sucrer les allocs aux chômeurs  à  Châtel , ce ministre de l’éducation nationale qui en est venu à vouloir se débarrasser des enfants,  des fonctionnaires qu’on veut précariser, aux personnes âgées  qu’on trouve encombrantes… 

 Ils nous font crever à petit feu… ..    Jean de Florette c’est nous.

Si nous n’y prenons garde  le drame va se nouer comme dans le film car nous sommes à bout, exténués financièrement  à force de devoir compenser les désengagements de l’état. 

Comment cela finira-t-il ?  .....       C’est à nous d’écrire la fin du drame

 J’ai l’espoir que nous allons tous nous mettre d’accord pour rétablir la source vers son cours originel.  Pour retrouver  avec  toute sa vigueur  le sens du mot République et la force de ses valeurs ou plutôt l’exigence de ses valeurs.

JPH